Pétition pour soutenir Arezki Aït Larbi

Le correspondant en Algérie des quotidiens français “Le Figaro” et “Ouest-France“, Arezki Aït-Larbi, est convoqué le 2 mai devant le tribunal correctionnel d’Alger pour répondre d’une “rocambolesque affaire de diffamation”, souligne le journaliste dans un communiqué, dimanche.

Aït-Larbi avait interpellé jeudi à l’aéroport d’Alger au moment où il allait embarquer pour Paris.

Dans ce communiqué, où il revient en détail sur les circonstances de cette affaire qui remonte à 1986 et qui a mené à son interpellation de jeudi, Arezki Aït-Larbi affirme que “si, entre son interpellation à l’aéroport et sa présentation au parquet, il a été traité avec respect et correction, il a été, par contre, enfermé dans les geôles du palais de justice, malgré la main levée du mandat et la mise en liberté immédiate prononcée par la magistrate”.

“Il a été, ensuite, transféré dans un fourgon cellulaire, avec des prisonniers de droit commun, à la prison de Serkadji, où il a été écroué, avant d’être libéré dans la soirée”,

poursuit le communiqué.

“Je ne fuis pas mes responsabilités, bien au contraire je revendique un procès juste où le plaignant dira au grand public en quoi il a été diffamé et à moi de démontrer la véracité de ce que j’ai avancé avec des preuves et des témoins. Toutefois, je ne comprends pas pourquoi on déterre cette affaire aujourd’hui”,

a souligné samedi, à sa sortie de prison, Arezki Aït-Larbi qui n’arrive pas à assimiler le fait qu’il avait quitté plusieurs fois le territoire algérien sans être interpellé par la police des frontières.

L’arrestation de jeudi est motivée par un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction en 1997, suivi d’une condamnation par défaut à six mois de prison ferme pour diffamation, a expliqué le correspondant du “Figaro“.

Il a précisé que l’article jugé diffamatoire était un reportage publié en 1994 dans un journal algérien, dans lequel il relatait “les sévices infligés aux détenus du pénitencier de Lambèse” à l’époque où lui-même y était détenu, en 1986.

Arezki Aït-Larbi n’avait été informé de l’existence de cette condamnation qu’en mai 2006, lorsque les autorités judiciaires ont déterré l’affaire pour justifier le refus de lui renouveler son passeport, l’interdisant de sortie du territoire. Grâce à une mobilisation en Algérie et en France, le correspondant avait fini par récupérer son passeport en novembre 2006.

Arezki Aït-Larbi assimile son arrestation à un viol de son droit à la libre circulation. Une arrestation et une entrave d’autant plus injustifiables qu’il y a prescription des faits, en plus de la double amnistie (mai et juillet 2006) accordée par le président Abdelaziz Bouteflika pour les journalistes condamnés pour des délits de presse.

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