Piqué par les guêpes le renard se venge des sauterelles

À lire ( Kabyles.com) —Il est primordial de rappeler l’ampleur de la dégénérescence de certains hargneux qui s’élèvent contre leurs alliés à défaut de bon sens et de front. Ils ignorent ainsi la gravité de leur effronterie -renardise- sur l’étrésillon de leurs accommodants. Leurs compagnons. C’est en rapetissant la ligne des amis que le rang de l’ennemi s’élargit. Une évidence.

Un tel mépris génère un déclin qui enclenche à son tour un déséquilibre effroyable que, souvent, ni le temps ni la repentance ne parviennent à réparer. Les gens ont tendance à s’emporter lorsqu’ils ne peuvent pas voir plus loin que le bout de leur nez, dit-on. Somme toute, tout est question de raison, de retenue et surtout de vérité.

Quelle utilité d’embellir un âne?

Chez nous, nous abordons souvent l’âne dans nos insultes, car cette pauvre créature est symbole de tout ce qui est avanie et mépris. Tout compte fait, un âne reste un âne. Qu’il soit beau ou laid cela ne change rien. Alors, à quoi bon le fleurir? Il finira, sans doute, par les manger toutes. Toutes les fleurs! Comme lorsque nous  accordons une faveur à une personne ingrate. Il ne faut pas s’attendre à la moindre reconnaissance de sa part. D’ailleurs, à ce sujet, nous citons souventefois cet adage kabyle qui dit :

dommage, c’est comme celui qui offre une rose à un âne.

Nous le citons aussi  lorsque quelqu’un néglige un bien dont la valeur est vraiment précieuse. C’est pour affirmer qu’il ne mérite pas ce qu’il a.

La conscience des dédaigneux n’est qu’un automatisme de circonstance. Ils sont des tributaires de l’impression puisque ils vivent sous l’emprise de l’absurdité. De facto, la fiction prend l’allure de la réalité et c’est là où le cœur censure la raison. Reste-t-il encore un temps pour les remords et la repentance dans cette déchéance ?

Le renard est mort. Suite à son acharnement sur les sauterelles , en tressaillant, il est tombé d’une falaise. Sans contredit, ce qui arrive lorsqu’on qu’on agit mal c’est la perte ou le préjudice.

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Boualem Afir.

2 Commentaires

  1. J’ai mis dans mon cœur juste ces quelques lignes de sagesse :
    Piqué par les guêpes, le renard se venge des criquets.
    A la suite de son acharnement, en tressaillant, il est tombé d’une falaise.
    C’est en rapetissant la ligne des amis que le rang de l’ennemi s’élargit…

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