Pour que cesse la dénaturation de la JSK

La Kabylie doit exiger la démission de Hannachi (1)

La JSK, club phare de la Kabylie, vient de voir son Président, en poste depuis 1993, conclure un contrat de sponsoring avec le directeur du journal Ech Chourouk d’obédience islamiste et qui s’est distingué, jusque là, par un antikabylisme sans précédent.

Ainsi, M. Moh Cherif Hannachi vient de dépasser une autre limite dans son processus de dénaturation du symbole « JSK » dont il est président depuis 16 longues années marquées par des résultats en deçà des performances extraordinaires réalisées avant son arrivée à la tête du club, par un affairisme indécent dans les opérations de recrutement de joueurs, par une indifférence jamais égalée par rapport aux talents qui foisonnent dans chaque village de Kabylie et qui ne demandent aucun privilège pour se mettre au service des couleurs de la Kabylie, par l’exploitation du symbole JSK à des fins personnelles d’abords, à celles politiciennes ensuite en piétinant l’honneur de toute une région par sa compromission avec les cercles d’un Pouvoir honni par tous les kabyles qui sont restés debout et dignes devant les tentatives de corruption auxquelles ont succombé M. Hannachi et consorts.

L’on se rappelle tous et toutes des propos courtisans tenus par M. Hannachi à l’adresse de Bouteflika au nom de la JSK, symbole de toute la Kabylie qui n’a toujours pas tourné la page de l’insulte présidentielle de 1999 envers tous les kabyles (« les kabyles sont des nains ») et envers leur langue ancestrale (« Tamazight ne sera jamais langue officielle »), ni celle du massacre de 2001 que le chef de l’Etat aurait pu arrêté en sa qualité de chef suprême des armées, ni celle du traitement raciste qui a été réservé à la plus grande marche (14 juin 2001) que l’Algérie n’ait jamais connue…

La Kabylie n’oubliera jamais l’autre humiliation qui a vu le même M. Hannachi et au nom de la JSK, symbole de toute la Kabylie, monter sur la scène de la maison de la culture Mouloud Mammeri pour offrir et habiller l’un des pires kabylophobes du système, l’islamiste Belkhadem, d’un burnous traditionnel kabyle.

L’enlisement de M. Hannachi dans un processus d’aliénation et de reniement des valeurs qui portent la Kabylie et dont la JSK avait servi, des décennies durant, de porte drapeau, semble ne pas connaître de limites. « Yefγ-ed lεar ad isewweq » disait Matoub, le plus grand fan de la JSK d’antan.

Le contrat de Sponsoring que vient de signer M.Hannachi, Président immuable de la JSK, avec le directeur islamiste du journal anti-Kabylie « Ech Chourouk », qui vient d’être interpellé par la Scotland Yard pour apologie du terrorisme, est la provocation de trop.

La JSK n’est pas une entreprise privée, c’est un club appartenant à toute la Kabylie dont les valeurs (démocratie, laïcité, modernité, doits humains, égalité homme/femme…) et l’identité (langue, culture et identité kabyles et timazighin) se confondent intimement avec son porte étendard de toujours (JSK).

La JSK est un club de football que la Kabylie avait créé, avait entretenu, avait sans cesse soutenu, avait porté aux nues pour en faire un géant de fierté et de talent sur le continent africain pendant que les Bouteflika, Belkhadem & Co Complotaient sa désintégration ou toute au moins, la perversion du symbole qu’il a toujours été en lui imposant des appellations aussi biscornues que vipérines (Jamâiyate Sariê El Kawakib (JSK) – Jeunesse Electronique de Tizi-Ouzou (JET) – Jeunesse Sportive de Tizi-Ouzou (JST).

Non seulement le bilan de 16 années de présidence que M. Hannachi doit à ses maîtres en haut lieux – et qu’il semble désirer à vie – est négatif, celui-ci s’est fourvoyé dans des actions aussi douteuses et délatrices que relevant du tarabendisme politique. Avec le dernier coup porté à la dignité de la JSK et de la Kabylie (sponsoring d’Ech Chourouk), la Kabylie doit se lever et dire Basta à la dérive Hannachi (2) !

A cela s’ajoute l’affront fait aux victimes de la politique kabylophobe de son ami Bouteflika lors des massacres de jeunes kabyles en 2001. Hannachi n’a pas trouvé mieux que de dédier la coupe d’Afrique remportée par la JSK aux victimes des éboulements de Bab El Oued. Façon de nous dire, vos jeunes morts ou blessés par les balles assassines des gendarmes de sa majesté Bouteflika n’avaient que ce qu’ils méritaient.

Allas Di Tlelli

Note de renvoi :

(1) Signez la pétition

(2) La Maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, devenue la plaque tournante des opérations de recrutement et de soudoiment de la clientèle du régime, d’allégeance au Pouvoir et de l’humiliation de la Kabylie, fera l’objet, elle aussi, d’une dénonciation énergique allant dans le sens d’une proposition pour une mobilisation populaire visant à mettre dehors l’actuel double directeur de la MCMM de Tizi-Ouzou et de la Direction de la Culture au niveau du département (wilaya).

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