Pourquoi les banlieues s’enflamment et les tensions s’accroissent

Avez-vous lu Pour en finir avec la repentance coloniale (Flammarion) de Daniel Lefeuvre ? Ce professeur d’histoire à l’université Paris 8 vient d’écrire le livre qu’il fallait pour expliquer, quoique indirectement, la cause majeure qui alimente le refus d’intégration voire la haine d’une certaine jeunesse issue de l’immigration nord-africaine.

En gros, nombre d’historiens, de démographes algériens et français se sont mis à raconter très explicitement depuis quelques années qu’il a existé un « génocide » effectué par la France en Algérie, sous-entendant plus ou moins qu’il serait la cause majeure du sous-développement chronique actuel de ce pays.

C’est ce que Daniel Lefeuvre dénonce. Parce que c’est faux et archi faux. Sauf que ce mensonge se répand via les cours d’histoire donnés dans le secondaire et que même les cancres se l’approprient. Comment dans ces conditions accepter de s’intégrer à une société coupable de tels actes ?

Ainsi certains historiens vont expliquer que la mort de 800 000 autochtones entre 1861 et 1872 due à la disette et au choléra sont le résultat d’une volonté d’extermination. Daniel Lefeuvre a beau jeu de prouver le contraire et de signaler l’existence de nombreuses disettes bien avant l’arrivée de la France.

Plus encore, certains vont expliquer l’existence de procédures militaires radicales telles les enfumades comme une preuve génocidaire (par exemple Le Cour Grandmaison, p.51 dans le livre de Lefeuvre), comparant cette mesure visant à enfumer ceux qui se réfugiaient dans des grottes (Lefeuvre relate que ce fut dénoncé à la Chambre) à celle vécue par les Juifs alors que les populations concernées pouvaient toujours rendre les armes plutot que de mourir ainsi, tandis que les Juifs, eux, n’avaient pas eu ce choix.

Par ailleurs, les militaires français en Algérie n’avaient pas pour mandat d’exterminer une race. Or, employer à dessein le terme de génocide pour expliquer d’une part la colonisation française et d’autre part le sous-développement actuel relève d’une grossière manoeuvre orchestrée par les généraux arabo-islamistes algériens en vue de faire oublier leur calamiteuse et mafieuse gestion des affaires et leurs centaines de milliers de morts depuis leur prise de pouvoir. Manœuvre appuyée par les idiots utiles du moment et recrutés parmi une partie de la gauche française idéologiquement aux abois et qui devient de plus en plus les seconds couteaux de l’alter-islamisme.

Certains responsables FLN ne racontaient-ils pas que l’Algérie était aussi développée que l’Allemagne et la France en 1830 ?… Tout se tient. La récente sortie de Bouteflika exigeant des excuses, la campagne actuelle visant à exiger une repentance, le refus de gamins endoctrinés d’accepter la moindre explication historique non idéologisée, cet ensemble fomente à l’évidence des tensions de plus en plus graves et devient l’un des facteurs clés de l’affrontement actuel.

Lucien Oulahbib

 

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