Programme présidentiel pour le développement de la Kabylie

Les bonnes intentions du pouvoir algérien envers la Kabylie sont restées intacts. Mieux, depuis les meetings du président-a-vie en Kabylie, lors de sa campagne électorale d’avril 2009, les promesses qu’il avait tenues devant ses larbins commencent à être mise en application avec une rapidité déconcertante dans l’exécution. Et pour cause ! En plus des centaines de projets de mosquées et des dizaines de terrains de football de fortune et autre usines ayant fait faillite qui sont squattés par l’armée et autres services de sécurité qui y ont installé leur campements, ce que vous voyez sur l’image, n’est autre que le futur pénitencier que Bouteflika a bien voulu consentir comme projet pour la wilaya de Bejaia. Il sera érigé dans la localité de Oued-Ghir et ça s’étend sur plusieurs hectares et sur des terres agricoles ! Il veut par là, mener à terme son fantasme de briser définitivement la fierté et l’identité de cette région qui supporte déjà le poids considérable des agressions passées et de la marginalisation qui dure déjà depuis 1962. Intimider, détruire le peu d’espace agricole et allouer des projets non productifs de richesse, tel est le message que semble envoyer le pouvoir à la région insoumise.

Toujours dans le volet des « réalisations », Bouteflika va consentir un autre sacrifice dédié aux forces de la répression. Il s’agira de la plus importante unité de « Gendarmerie nationale » qui sera probablement implantée dans la localité de Fenaia à quelques encablures de l’unité ALFADITEX.

Lors du meeting électorale du candidat-président-à-vie à la maison de la culture qui avait retrouvé pour l’occasion sa vocation originelle (Elle fut une prison avant d’être transformée en maison de la culture), qui se rappelle de cette meute d’opportunistes applaudisseurs, triés sur le volet et amassés comme du bétail dans la grande salle et qui s’étaient levés pour offrir un triomphe en guise de consentement de la région à l’argument de Bouteflika qui avait déclaré ce jour-là, je cite :  » Nous n’avons pas marginalisé la Kabylie , c’est faux et si cette région n’a bénéficié d’aucun projet, c’est uniquement en raison du problème de manque de terrains, votre région, comme vous le savez, souffre d’une crise du foncier… »

Il faut relire le premier paragraphe pour ne pas perdre le fil de notre sujet.

Allas Di Tlelli

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