RCD : Banalisation des déclarations scandaleuses

Pourquoi je démissionne du RCD (11)

Banalisation des déclarations scandaleuses et des non-dits

Autres déclarations qui aurait pu, au minimum, provoquer une réaction de curiosité et sous d’autres cieux, l’auteur aurait été tout de suite mis en demeure d’apporter des clarifications tant le propos peut se décliner sous une multitude de lectures aussi équivoques qu’ambiguës, sont sans nul doute celles que tient régulièrement M. Aït-Hamouda dont je citerai quelques unes.

Dans l’entretien qu’il avait accordé à Kamel Amarni, monsieur Nourdine Aït Hamouda, porté par son snobisme prononcé, dira : « Le 10 octobre 1980, j’étais à Chlef (El Asnam) à l’époque, lors du séisme. J’ai immédiatement appelé le Dr Saïd Sadi et le wali de Tizi- Ouzou pour les informer du désastre. La première équipe médicale dont faisait partie Saïd Sadi était la première arrivée sur les lieux. Et, tenez-vous bien, les services de sécurité à l’époque avaient fait des rapports pour dire ceci : « C’est Nouredine Aït Hamouda qui a appelé Saïd Sadi. Donc il était au courant que le tremblement de terre allait avoir lieu » ! (Le Soir d’Algérie – Mardi 10 juin 2008 – Page 6)

Il ne s’agit certes pas de lui demander de nous dire si oui ou non il était au courant de l’imminence du séisme qui allait frapper ce jour là à El Asnam mais l’on est bien en droit de ressentir un malaise et de se poser des questions du genre : En qualité de quoi Monsieur Aït- Hamouda avait été celui qui informa le wali de Tizi-Ouzou d’un désastre naturel qui venait de se produire dans une région se trouvant à quelques centaines de kilomètres de Tizi-Ouzou qui vivait encore les stigmates de la répression des événements du printemps de Kabylie ? Comment avait-il pu être mis au courant de la teneur des rapports des services de sécurité ?

Plus récemment encore et à propos du président du MAK qui est, paraît-il, sous le coup d’un mandat d’arrêt, le député et néanmoins vice-président d’une APN illégitime, impopulaire et putschiste, également membre indétrônable de la direction nationale du RCD, avait, le 12 novembre 2010, déclaré, sûr de lui-même, ceci : « J’ai suggéré à Ferhat de rentrer au pays et s’il y a des hommes au pouvoir qu’ils l’arrêtent ». (Le Temps d’Algérie du 12/11/2010)

Si M. Aït-Hamouda est à ce point puissant pour empêcher le régime en place d’arrêter le président du MAK, pourquoi dès lors, n’use-t-il pas (et n’avait-il pas usé) de son pouvoir pour empêcher toutes les arrestations, les licenciements, et tant qu’on y est, l’assassinat de Matoub, les crimes de 2001, etc.?

Comment expliquer cette « menace » alors même qu’au sein de l’APN où il siège depuis bientôt une dizaine d’année et où il occupe, quand même, le poste de vice-président, il n’a jamais pu empêcher la moindre loi décidée en haut lieu, de passer comme une lettre à la poste ?

En revanche, la question qui aurait pu provoquer un véritable scandale si cela se produisait dans un pays qui se respecte, est celle qui consiste à demander des comptes et des explications concernant le fait que si M. Aït-Hamouda soit à ce point convaincu de pouvoir empêcher une éventuelle arrestation du président du MAK, connaissant la nature du régime algérien, serait-il proche d’un ou des éléments influent(s) au sein de ce même pouvoir, voire même au sein de l’armée algérienne, pour pouvoir intervenir en faveur de M. Ferhat Mehenni car, je ne vois pas comment on pourrait intervenir autrement dans un tel cas de figure… Autant de questionnements légitimes et logiques sur des propos scandaleux et obscurs qui, au-delà de l’image peu reluisante que donne l’auteur de lui-même, sèment le doute et le discrédit sur le RCD en particulier et sur l’opposition en général et, le plus ahurissant, c’est que personne ne s’en est offusqué aussi bien à l’intérieur du parti qu’à l’extérieur !

À suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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