RCD : Coup d’Etat toléré

Pourquoi je démissionne du RCD (9)

Référendum du 12 novembre 2008 : le coup d’État toléré…

Vint ensuite le référendum par voie parlementaire du 12 novembre 2008 où, le pire en terme de violation de l’État de droit et de l’expression d’un népotisme des plus absolutiste, s’était produit sans pour autant constituer un précédent suffisamment grave aux yeux du parti et de nos députés pour aller plus loin que leur petit « boycott » de la plénière, à savoir la démission pure et simple d’une assemblée nationale fantoche et honnie par le petit peuple, devenue, de l’avis de tous, une simple boite d’enregistrement et un moyen qui aura permis de maquiller l’inacceptable, à savoir, un coup d’État…

« …Rien n’a été épargné à la Nation. Violation de la Constitution, vote à main levée sous l’œil vigilant des caméras de la police et, suprême humiliation, discours de condescendance de l’homme qui venait de commettre son troisième putsch depuis 1962. » (Extrait du communiqué du RCD du 15/11/2008)

Ainsi, le RCD dresse un tableau des plus funeste mais ô combien réaliste de la gravité de la situation après que le Rubicon ait été franchi grâce à une APN totalement décrédibilisée et où la simple présence d’un opposant est suffisante pour le disqualifier politiquement aux yeux de l’opinion qui, bien que de plus en plus distante de la politique, n’en est pas point fine observatrice de cette scène algérienne devenue, à ses yeux, une véritable Cour des Miracles. Dès lors, comment justifier le maintient des députés du RCD au sein d’une telle assemblée après un tel constat ?

Ne pas démissionner dans un tel cas de figure au motif farfelu que l’APN constituerait une tribune d’expression à exploiter où, parait-il, des « coups de gueule » qui, du reste, sont sans aucun effet sur la vie des citoyens et sur les décisions du Pouvoir, se produiraient et se retrouveraient même, selon une certaine propagande, « massivement partagés entre ados via des téléphones mobiles » !! ce qui relève au mieux du délire et au pire du mensonge destiné à justifier un opportunisme qu’on transforme piètrement en un « combat d’avant-garde pour la démocratie » comme d’autres avaient, auparavant, maquillé le coup d’État qui aura permis au dictateur de briguer « démocratiquement » un troisième mandat, synonyme d’une présidence à vie… Ne pas démissionner, disais-je donc, dans un tel cas de figure, ne pourrait avoir d’autre lecture que celle-ci : Aussi grave soit-elle, aucune violence politique, ni aucune violation de l’État de droit, ne peut justifier le recours à la démission de ces élus qui s’accrochent à leurs privilèges comme on s’accrocherait à une bouée de sauvetage…personnelle ! Dès lors, nous ne sommes plus dans la politique mais bien dans la morale et l’éthique.

À suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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