RCD : Passivité, absence de solidarité et indifférence

Pourquoi je démissionne du RCD (14)

Passivité, absence de solidarité et indifférence des militants

Dans de telles circonstances, le minimum pour un militant de la base, dans ma section, ou du moins ce qui en reste, et partout ailleurs, c’est de s’enquérir et de se positionner soit, en exigeant ma comparution devant une commission de discipline, si mon action relevait d’un dérapage grave, soit en exprimant la solidarité envers le militant agressé si cette même base, souveraine en théorie, juge l’agression inacceptable et mon innocence avérée. La passivité et l’indifférence ayant pris le dessus sur la notion de solidarité, parent pauvre dans tout appareil politique où l’ambition et l’intérêt personnels sont les seuls moteurs motivant les longues hibernations politiques qui sont interrompues par des réveils en sursaut à la veille de chaque rendez-vous électoral, je me suis résolu à voir cette hideuse réalité en face qui fait que la base, vidée de sa sève, est transformée en véritable vitrine de l’opportunisme primaire, avec ses corollaires archaïques classiques, qui sévissent à tous les niveaux hiérarchiques, expliquant on ne peut plus claire l’abandon des principes idéologiques originels sans lesquels tout le monde se vaut finalement.

Rapport des militants d’Aït-Bouaddou contre m. Aït-Hamouda

L’épisode du rapport du 1er novembre 2005 contre M. Nordine Ait Hamouda (Doc N° 08), transmis au président du parti, signifiant la décision de boycotter toute activité, visite dans la localité ou autres… auxquelles sera associé ce membre immuable de la direction nationale ; rapport signé par l’ensemble des membre du CC, des militants et des candidats à l’élection APC et remis en mains propres à l’ex permanent du Bureau Régional de Tizi-Ouzou, l’actuel député M. Boussad Boudiaf, est édifiant. Outre l’absence de toute coordination entre les instances du parti puisque la sortie de M. Aït-Hamouda à Agouni Gueghrane d’où il était convenu de se rendre à Aït-Bouaddou, effectuée à l’insu du Bureau Régional de Tizi-Ouzou, s’était révélée n’être qu’une initiative individuelle de plus de ce responsable super puissant qui agit, souvent, en dehors de tout cadre statutaire, on aura noté l’absence de la moindre réaction des instances du parti suite à ce rapport accablant ; ce qui prouve, si besoin est, le peu de cas qu’on se fait, en haut lieu, de la base ainsi que le caractère « intouchable » dont jouit encore le mis en cause qui, selon les dires de l’ex permanent au BR de Tizi-Ouzou, serait surnommé « le mal utile » par le président du RCD.

En revanche, l’invitation qui lui avait été faite, 02 ans plus tard, en catimini, à l’occasion de la campagne électorale (encore des élections !) pour les législatives du 17 mai 2007 par des éléments locaux sans scrupules qui croyaient pouvoir suppléer leur singulière médiocrité par un lèche-botte des plus avilissant ; des éléments qui avaient pourtant signé ce fameux rapport de 2005, violant ainsi une décision souveraine de la base qui avait été mise devant le fait accompli pendant cette campagne électorale terne, anarchique et maussade. Désorientée et usée, la base qui avait été difficilement réinventée entre 2001 et 2007, s’effrite à nouveau choisissant la démission, l’expectative et pour une partie de la minorité qui restait et qui se positionnait déjà en perspective des élections locales du 29 novembre de la même année, de marcher dans la combine.

À suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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