RCD : Présidentielle 2009, position tardive et improvisation

Pourquoi je démissionne du RCD (10)

Présidentielle de 2009 et improvisation en guise de stratégie

Il y a eu une suite de faits aussi biscornus les uns que les autres partant de la position tardive par rapport à la présidentielle de 2009 puisqu’elle n’a été prise que lors du CN du 15 janvier 2009 alors que toutes les organisations politiques ainsi que des courants de tout bord avaient déjà rendu public leurs positions respectives allant du boycott à la participation en passant par des attitudes où l’opportunisme et le clientélisme avaient atteint le summum de la perversion politique et citoyenne…

Cette position de boycotter la présidentielle du 09 avril 2009, étrangement tardillonne, avait suscité des questionnements, somme toute légitimes, et avait alimenté des attaques de certains adversaires qui auraient pu être évitées. Elle était surtout jumelée à l’autre bizarrerie inédite concernant la résolution portant « gel de nos activités publiques » (Sic) pendant une campagne électorale annonçant de surcroit une fraude massive ! Une situation où l’improvisation et l’amateurisme politique avaient atteint leur point culminant produisant une démarche politique aussi originale qu’insensée dont les effets négatifs se faisaient ressentir au fil des jours ; poussant la direction à se rabattre, dans son empressement à rectifier le tir, sur une grosse ultime improvisation en décrétant la mise en berne du drapeau au niveau du siège du parti et son remplacement par le fameux drapeau noir de la dernière minute qui était venu alimenter une autre campagne d’attaques gratuites ayant contraint le RCD à la défensive en se fondant dans des communiqués ruisselant de nationalisme et de vaines explications de la signification du « geste ultime » ; vaines car devant les médias et les multiples moyens de communication des adversaires politiques qui ne s’étaient pas fait prier pour saisir encore une telle opportunité inespérée pour tirer à boulets rouges sur le RCD, celui-ci était tout simplement incapable de peser par les seuls communiqués publiés sur le seul site web dont il disposait.

Dans son long discours lors de ce CN inédit du 15 janvier 2009 où M. Sadi avait asséné sa trouvaille « …jusqu’à la présidentielle d’avril au moins, nous sommes, de fait, dans une congélation politique… » (Sic) et devant la pression de l’opinion ; « On entend déjà les appels à la surenchère qui poussera à notre sortie des institutions dès maintenant. Tout peut s’envisager » (Sic) avait-il indiqué, n’ayant donc pas exclu le recours au retrait des institutions de l’État, dont l’APN, reconnaissant encore à l’époque et pour la énième fois que « …Nous sommes persuadés que l’avenir est en dehors du système… » (Sic). (El Watan du vendredi 16 – Samedi 17 janvier 2009 – page 7)

Aujourd’hui et après trois longues années d’une congélation politique curieuse hormis les chahuts des samedis algérois tentant vainement de reproduire Tunis à Alger, la question ne seraient-elles pas de savoir ce qui a pu bien se produire de positif, après le constat de M. Sadi en janvier 2009, qui puisse justifier qu’il (et avec lui tous les députés qui se revendiquent encore de l’opposition) soit encore accroché à son siège du parlementaire sinon les multiples avantages matériels, la rémunération ahurissante du député et autres privilèges qui sont liés à cette fonction « d’élu sans peuple ».

À suivre…

Allas DI TLELLI (Halim AKLI)

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