Règlements de comptes au MAK-GPK-Anavad

Alors là, je dis Stop !

Monsieur Aksil est un homme fort charmant. Un petit quelque chose de Charles Denner dans le film L’homme qui aimait les femmes, qui le rend encore plus délicieux.

Monsieur Aksil a retenu toute mon attention dès le 17 octobre dernier, lorsqu’il était passé quelques minutes à peine dans le film d’enquêtes et débat*.
Son visage était flouté par le cameraman. Je me suis interrogé sur qui il pouvait être ? Un passant ? Un militant ? Et voilà que Zahir Boukhelifa me le sert sur un plateau d’argent dégoulinant.

Et oui, car celui qui a balancé le vrai nom de ce Monsieur dans la presse est la fameuse agence de presse kabyle, qui s’empresse… mais qui n’a aucun lien avec la presse… Celui qui a enlevé également le voile trouble du 17 octobre, avec une image nette… toujours ce même site.

Un frisson dans le dos et une terreur effroyable me parcourt : « mais alors ? n’importe qui peut balancer une photo et un nom sur un site internet ? »

Monsieur Aksil m’a alors beaucoup touché dans cette solitude connectée au monde du web. J’ai même eu peur pour lui. Sincèrement.

Naïf que je suis ! Qu’est-ce que je découvre ce dimanche ? Que ce Monsieur Aksil a donné une interview… à l’agence de presse kabyle !

Vous y comprenez quelque chose vous ?

Et pas une petite interview… long entretien… où l’on apprend que Monsieur Aksil a déposé plainte nominativement auprès du procureur de la République.

Là où ça devient vraiment gênant et glauque à souhait, c’est que lorsqu’on porte plainte… et qu’on ne sait pas encore si le procureur poursuivra ou pas la plainte… et bien normalement on se la boucle.
Sinon, cela est considéré comme de la diffamation envers un tiers, se faire justice soi même… dépasser le droit du procureur ou de ses substituts.

Aksil-Ferhat ego de même combat ? Pourtant, il semblait sincère ce monsieur. Mais en fait il n’est pas mieux que l’autre mis en cause au final.

Monsieur Aksil a dit que son but était de donner une visibilité au peuple kabyle, dans les médias français. Alors ? A quand la 4e de couverture du journal Libération pour dénoncer ce qui vient de se passer… à presque 10 ans du printemps noir ?
126 Kabyles morts, des milliers d’handicapés à vie et on se retrouve dix ans plus tard au jeu du « c’est pas moi, c’est l’autre« .

Nous apprenons également que ce Monsieur a travaillé 2 années avec Ferhat Mehenni.

Deux années, où il a cautionné tous les faits et gestes du chanteur-politicien, mais tout-à-coup… la grâce (ou la disgrâce) a fait qu’il a recouvré son discernement. Il était dans le faux pendant tout ce temps…

C’est encore un coup du moustachu à la guitare, semble-t-il nous dire… lui l’instigateur du GPK. Attendons déjà que le procureur puisse comprendre l’incompréhensible de cette kabylerie.

Attendons que le procureur français acte en donnant son accord pour poursuive cette affaire.

Et si cette affaire est poursuivie par le procureur, laissons la justice française faire son travail. Ne substituons pas le droit à des tribunaux populaires voir populeux.

En tout cas Ferhat, Aksil… un grand merci au nom de tous les Kabyles pour avoir sapé les espoirs et travaux de sincères militants.

Avoir travaillé pendant près de 10 ans, pour en arriver à la politique de dénonciation gratuite du FLN… Beaucoup de bruits pour rien comme disait Shakespeare.

Un autonomiste complètement écœuré

« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. »

 

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