Retour au pays où je suis né

Au tout début, il y eut une lueur de soleil suivi par un chant de coq

Au mois d’avril de 2012, je décidais de laisser la vie urbaine londonienne et d’échanger le paysage de Big Ben, St Paul’s et de Tower Bridge pour les majestueuses montagnes de Kabylie du côté d’Ath Abbas à Bejaia.

Good bye le stress, les crises d’asthme et le ciel gris de sa majesté. Ma seule ambition : m’agripper à la vie pour quelques années encore et prendre ma revanche sur l’exil. Je n’avais certainement aucune intention d’élever des poules, mais juste profiter de la vie et tricher avec le destin souvent incertain.

Au début du mois de juin 2012, j’accompagnais un ami au souk d’Akbou qui se tient toujours les lundis. En l’attendant à l’entrée du marché pendant qu’il était allé chercher sa voiture au parking, je contemplais des cages contenant des poussins, de toutes les couleurs, entassés les uns sur les autres. Ma curiosité me poussa à en demander le prix qui était de 90 dinars chacun ; et quelques minutes après, j’étais en train d’en choisir en me basant sur la couleur et non sur le sexe des poussins.

De toute manière, j’étais incapable de faire la différence comme la plupart des acheteurs et je crois que même l’éleveur ne pouvait pas différencier un poussin mâle d’un poussin femelle. Après tout, il était là pour vendre et non pour aider les acheteurs à différencier les poules des coqs. F’ailleurs cela n’aurait pas été profitable pour lui. Il serait resté avec tous les coqs. Il valait mieux laisser les acheteurs jouer à la loterie des poussins.

Hmimi O’Vrahem

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