Takfarinas au secours du pouvoir algérien

Pendant son intervention, on ne pouvait pas s’empêcher de se rappeler ses appels du pied à l’État algérien pour lui fournir « tout le nécessaire » pour une tournée en Algérie qui aurait comme théâtre, les stade de football des grandes villes ! Le régime algérien espérait-il, en contrepartie de son quitus pour « les prières » du chanteur qui vient, par la même occasion, de recevoir une récompense ( !) qu’il a présenté dans le sillage de son intervention de cette soirée du 28 avril 2012, un soutien du chanteur que Bouteflika vient d’obtenir au moment où les Kabyles affichent une indifférence et un rejet sans équivoque des dites législatives… ?

Le chanteur Takfarinas qui a chanté quelques textes « engagés » politiquement parlant, qui a rendu un hommage au Rebelle assassiné, Matoub Lounès, un « hommage rentable » dont avaient abusé certains chanteurs de bassecour au tube digestif insatiable dont celui qui avait déclaré, pendant les événements douloureux de 2001, que la population kabyle devait cesser de manifester sinon les artistes qui ne se produisaient plus en spectacles risquaient de mourir de faim (!)… un Takfarinas qui avait fait partie de ceux qui avaient boycotté la fameuse « Année de l’Algérie en France » au lendemain du printemps noir, opération, faudrait-il le rappeler, qui visait à tenter de redorer le blason du régime de Bouteflika, terni par le massacre du printemps 2001, le chef de l’État algérien caressait encore, en ce temps-là, le fantasme de prétendre au prix Nobel de la paix ; une « année de l’Algérie en France » qui fut un fiasco culturel malgré la participation d’autres chanteurs, comme un certain Aït Menguellat, non sans une contrepartie financière dont on ignorera probablement le montant pour toujours… Takfarinas qui avait pris part, en France, à quelques marches anti-Bouteflika et anti-régime algérien, ce Takfarinas là vient de faire une déclaration à la télévision algérienne pour appeler, dans un langage écœurant tant sa gêne cachait mal qu’il récitait un discours fade qu’on lui faisait dire en arabe puis traduit en kabyle en étant incapable d’avancer le moindre argument tangible en faveur de la participation à la mascarade des prochaines législatives algériennes, prévues pour le 10 mai prochain.

Pendant son intervention, on ne pouvait pas s’empêcher de se rappeler ses appels du pied à l’État algérien pour lui fournir « tout le nécessaire » pour une tournée en Algérie qui aurait comme théâtre, les stades de football des grandes villes ! Le régime algérien espérait-il, en contrepartie de son quitus pour « les prières » du chanteur qui vient, par la même occasion, de recevoir une récompense (!) qu’il a présenté dans le sillage de son intervention de cette soirée du 28 avril 2012, un soutien du chanteur que Bouteflika vient d’obtenir au moment où les Kabyles affichent une indifférence et un rejet sans équivoque des dites législatives… Les jours et les semaines qui arrivent nous délivreront sûrement d’autres éléments sur les dessous d’une telle compromission.

Voici l’intervention de Takfarinas à la télévision algérienne qui, du reste, est très peu regardée en Kabylie :

Win yekren ad yecnu γef Matub… ahya ddin qessam, ččuren-as leğyuv dγa iŗekkaε… Comme disait l’autre, tout ce qu’on fait dans sa vie, résonnera pour l’éternité. Nous n’oublierons pas les reniements, les renoncements, les compromissions, les traitrises des uns et des autres. La conjoncture actuelle faite de démobilisation, d’usure et d’indifférence ne durera pas, elle laissera place, tôt ou tard, à une nouvelle étape qui portera ce genre de personnes devant le tribunal intransigeant de l’Histoire.

Allas DI TLELLI

 

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