Vocabulaire des mots comparés : Azegdhuf

Azul fellawen i merra. Zrigh llan kra degwen, ghas ur sinen ara tutlayth nsen, maca tteddifandintt negh ttqerrian ghef teqvaylit negh tamazight. Ad d-inigh : tanemirt i : e-miss n muhand oujaafer ghef ayen i d-yettaru ula d netta. Dima, rrigh-as s ddhen, izga isedduy-d yiwen negh sin imedya s tutlayt nnegh. Ihi tanmirt-ik s wattas ! Ma d atmaten nnegh nidhen, llan xilla degsen, ghas ur sinen ara tutlayt nsen, maca ulac ughilif, ttedifandin-tt ula d nutni. Ihi nehwadj ikwen merra. Taqvaylit negh tamazight tehwadj tarwa-s sumata. Ma ttira yaggi akken d-ttarugh, ur ghuri yara ttawil nnidhen bac ad tarugh akken ig laq. Surfet-iyi. Tarumit tughal d azegdhuf i tutlayt nnegh. Tizikert tughal d affar (chiendent) ghef tutlayt nnegh ghas nehwadj-itt bessif fellagh akken annec aghrum yiss. Maca tinn akw is yefkan tawaghit i tmazight : ttaarabt n ubrid.

Vocabulaire des mots comparés

Azegdhuf ortie

Plante botanique qui pousse dans les alentours des maisons kabyles. Elle prolifère trop et tend à se répandre facilement quand elle a le champ libre. (am ujenwi deg uksum). Bien qu’utile, cette plante envahi les sentiers et les chemins des piétons.

AFFAR [1]: chiendent. Plante botanique qui pousse sur des terres humide ou marécageuses dans nos prairies. Sa nuisance est dans la prolifération de ses racines.

Connaissez-vous l’histoire de l’affar avec le figuier ? L’ affar demande l’hospitalité pour une nuit au figuier. Celui-ci accepta. A l’aube, le figuier demanda au chiendent de partir puisqu’il commence à faire jour. Le chiendent refuse de partir avant de compter leurs racines. Et bien entendu, l’affar en avait produit beaucoup plus dans la nuit au point de dépasser celles du figuier. Il lui dit : « nous comptons nos racines et si j’en ai plus que toi je resterai ici« . Et il resta. Cette plante étouffait d’autres plantes avec lesquelles elle partageait son espace sous terre.

La langue et le dialecte arabes seraient comparables à cette plante. D’ailleurs, un arabo-baathiste, dans les années 50 (Bachir Brahimi) avait dit ceci de sa langue arabe : « la langue arabe est comme une femme libre, elle n’aime pas avoir de rivale« . Cela explique ma comparaison.

Hand

Notes :

[1Cette histoire de l’AFFAR, vous la trouverez dans les écrits de J. LANFRI sur l’étude linguistique et ethnographique de Ghadamés 1968. Edition : fichier de documentation berbere)

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