Famille Brahimi bachaga de père en fils

Cette famille de bachaga s’est toujours comportée d’une manière héroïque selon l’histoire algérienne. La preuve, ils dirigent encore l’Algérie. On peut se demander comment des politiques qui passent leur temps à taper sur la France coloniale peuvent venir s’y faire soigner car au lieu de construire des hôpitaux en Algérie, ils préfèrent ériger des mosquées.

Brahimi, grand ami de la France, bachaga de père en fils

Né au douar Betham-Nord, comune de Bir-Rabalou, département d’Alger, en 1880, M. le Bach-Agha Brahimi Lakhdar ben Mohamed fut khodja de ce douar de 1897 au 13 juillet 1904. À partir de cette dernière date, il fut nommé caïd en remplacement de son regretté père Brahimi Mohamed ben Boudjemâa, décédé et élu conseiller municipal de Bir-Rabalou. En 1922 il a été également élu Conseiller Général de la 4e circonscription d’Alger.

Durant l’exercice de ses fonctions il a obtenu les récompenses suivantes :

1910 : Chevalier du Mérite Agricole
1916 : Officier du Nichant If tikhar
1918 : Chevalier de la Légion d’Honneur
1922 : Officier de la Légion d’Honneur
1923 : Palmes académiques
1924 : Agha Honoraire
1925 : Commandeur Légion d’Honneur
1927 : Bach Agha

Ces diverses récompenses consacrent une vie toute de labeur et de dévouement tant à la cause française qu’à celle de ses coreligionnaires de ce distingué chef indigène.

[…] Pendant la guerre il n’a cessé d’exercer une surveillance constante non seulement dans son douar, mais encore dans tous les douars voisins pour assurer la sécurité.

De plus, il a déployé la plus grande activité pour assurer l’engagement volontaire des indigènes sous les drapeaux français, et favoriser la réussite des emprunts de la guerre. Ce dévouement a été consacré par des lettres de félicitations de M. le Préfet Lefébure et de M. le Gouverneur général Lutaud.

En 1917, la région de Tablât avait été mise .en coupe réglée par un groupe de bandits et de nombreux déserteurs. L’insécurité était telle qu’à deux kilomètres du siège de la commune mixte un cavalier, Laoudia Mohamed, avait été tué et son frère, Laoudia Moussa, caïd, blessé, sans compter les méfaits sans nombre qui se commettaient tous les jours sur les divers points de la commune et notamment sur les routes.

Ému de cette situation, M. Lefébure préfet d’Alger, résolut d’y mettre fin. Aussi, organisa-t-il une véritable expédition avec le concours de deux compagnies de zouaves et d’un escadron de spahis. Il fit également appel au Bach-Agha Brahimi Lakhdar, alors caïd, dont le dévouement à la cause française était connu de tous. Celui-ci leva  dans son douar 60 goumiers qui ont rendu de nombreux  services pour renseigner utilement les autorités et découvrir les bandits dissimulés dans les forêts..

[…] Il était sous les ordres de M. le préfet Lefébure et de M. Guérin, son chef de cabinet, aujourd’hui chef de cabinet de M. Causeret, secrétaire général du Gouvernement.

Article publié le 26 février 1928 dans « Le Mutilé de l’Algérie ».

 

 

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