Hacène Hirèche à Ali Belhadj

KABYLIE (Kabyles.com) — Cheikh Hacène Hirèche lèche les babouches du sinistre Ali Belhadj. À travers une lettre ouverte à ce dernier, le qualifiant seulement d’imam alors que tout le monde sait qu’il était un sanguinaire notoire pendant les années de braise en Algérie, Cheikh Hirèche ose, toute honte bue, attribuer à ce triste sire un poids important au sein de sa société. Ainsi, il l’élève au rang de leader, de guide spirituel, de représentant de sa population, faisant de lui un presque Dalaï-lama algérien, « sa sainteté » Ali Belhadj.

Nous avons en commun le bateau Algérie,

annonce, d’entrée de jeu, Cheikh Hirèche à son nouvel acolyte islamiste. Quelle belle ouverture de rideau ! La pièce promet.

Monsieur Ali Belhadj, vous êtes une voix qui porte et vous êtes suivi par des milliers, peut-être des centaines de milliers d’Algériens, peut-être plus.

Abou Hirèche insiste sur la nécessité de tourner la page des crimes infâmes du Sieur Belhadj :

Je ne reviendrai pas du tout sur le passé et vos prises de positions… D’autant plus que vous en avez payé le prix.

Quelle avalanche d’ignominies et de bêtises ! Notre nouveau Cheikh implore le terroriste notoire, lui octroie tout, absolument tout, pouvoir, légitimité, influence. À force de côtoyer l’islamosphère de la chaîne TV Al-Magheribia et autres groupuscules obscurantistes, aurait-il contracté le virus de l’idéologie de Zitout léguée par feu Abassi Madani ?

En faisant des courbettes à son compatriote terroriste, Cheikh Hirèche cherche-t-il à gagner sa sympathie et sa bénédiction pour acquérir un coin douillet au royaume de la meute islamiste ?

L’Algérie, comme vous l’avez souvent dénoncé (et ce point je le partage avec vous) est mal gérée par des décideurs illégitimes, incompétents et prévaricateurs. C’est donc à nous tous de prendre nos responsabilités et d’agir au mieux pour protéger le peuple algérien du danger que représente le coronavirus.

En Kabyle aliéné, Abou Hacène Hirèche reconnaît officiellement l’Algérie comme arabo-musulmane, supplantant, une fois n’est pas coutume, les adeptes de cette dernière. Quel asservissement !

Monsieur Ali Belhadj, votre appel, s’il venait à être suivi, peut conduire à une catastrophe, un malheur, une ruine du pays. Ce n’est certainement pas votre dessein. Alors, de grâce, pour une fois acceptez que votre opinion sur la situation du pays ne soit pas appropriée.

Cheikh Hirèche continue, sans vergogne, de dédouaner son allié intégriste. Sa frousse se fait sentir tout au long de sa lettre mesquine, on devine ses mains qui tremblent, son écriture gauche et ses idées confuses. Il supplie le prêcheur de mort :

Monsieur Ali Belhadj, revenez sur votre appel initial et vite, très vite. Invitez celles et ceux qui vous écoutent à se confiner, c’est l’intérêt de l’Algérie, c’est l’intérêt de votre peuple, du mien. Ça ne serait pas une reculade mais un sursaut d’honneur, une éthique.

Abou Hacène Hirèche termine sa missive parisienne avec ses salutations militantes à l’égard de son honorable frérot, sans piper moindre mot sur les 200 000 assassinés des mains des moudjahidin nourris et dressés par ce dernier, foulant aux pieds leurs honneur et mémoire.

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