Karim Akouche sort un essai courageux: Lettre à un soldat d’Allah – Chroniques d’un monde désorienté

J’ai toujours préféré la franchise des révoltés à la mollesse des belles âmes.

Littérature (Kabyles.com) — L’écrivain kabyle Karim Akouche publiera le 7 mars, aux éditions Écriture (groupe l’Archipel), et le 15 mars, aux éditions Frantz Fanon, un nouveau livre, un essai, intitulé Lettre à un soldat d’Allah – chroniques d’un monde désorienté.

Ce nouvel ouvrage, explique l’auteur dans la bande-annonce diffusée par son éditeur français sur les réseaux sociaux, traite de thèmes variés : « Islam, islamisme et leurs avatars ; l’Occident, sa crise de civilisation, le consumérisme et la société du spectacle ; l’Algérie, la France et leurs démons, et d’autres réflexions philosophiques. »

Le titre, ajoute l’écrivain établi au Canada depuis 2008, vient d’une chronique écrite quelques semaines après l’attentat de Charlie Hebdo et lue par des millions de personnes. L’auteur

« ne pouvait pas se taire face à la tragédie qui a décimé une partie de la rédaction du journal satirique, d’autant plus que lui-même a vécu les affres de l’islamisme pendant la décennie noire en Algérie… Dans la foulée de la tragédie, il a écrit plusieurs textes dans lesquels il a averti de l’hydre islamiste tapie à l’ombre des institutions occidentales. Il a défendu la laïcité à l’Assemblée nationale du Québec. Il a dénoncé ce qu’il appelle les faux humanistes et les extrémistes de la tolérance. Il ne pourrait pas se taire face à la tyrannie de la morale et de la peur qui s’est emparée de la classe politique et médiatique occidentale : aussi bien en France qu’au Canada et un peu partout ailleurs. »

L’auteur de La Religion de ma mère conclut en ces termes :

« Ce sont des textes de résistance et de combat. J’ai opté, en mon âme et conscience, pour la liberté contre l’oppression, pour la liberté d’expression contre la censure, pour l’égalité des sexes contre l’asservissement de la femme, pour les lumières contre les ténèbres… J’ai toujours préféré la franchise des révoltés à la mollesse des belles âmes. »

On peut lire sur la quatrième de couverture de Lettre à un soldat d’Allah les mots élogieux de l’auteur de 2084 – La fin du monde, Boualem Sansal :

« Karim Akouche sait dire ce qu’il a à dire, sans peur et sans fioritures. Très rares, dans sa génération, sont ceux qui s’engagent intellectuellement, moralement et politiquement dans le combat contre l’intolérance, le fanatisme, le nationalisme et autres folies qui font le malheur des peuples. »

Par ailleurs, l’on apprend, de sources sûres, que le grand metteur en scène et directeur du Théâtre des Halles d’Avignon, Alain Timár, connu pour avoir fait les mises en scène de grands dramaturges, entre autres, de Beckett, de Ionesco, de Gao Xingjian, de Aristophane et de Genet, adaptera au théâtre le nouveau livre de Karim Akouche et le présentera du 6 au 24 juillet 2018 au Festival d’Avignon.

 

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