Chronique

La démocratie

« Le combat continue », un très beau slogan. Mais avez-vous réellement un combat ? Ne combattre que le week-end, ceci n’est pas un combat, mais une détente, une promenade. Un combat se mène tous les jours, à chaque instant. Un combat, c’est un engagement, un mode de vie. Des principes, une doxa, une idéologie.

Comment ? pardon ? Que dites-vous ? La démocratie ? C’est cela votre fameux combat ? Permettez-moi alors de vous dire que vous n’êtes que des moutons égarés, des bêtes dépourvus de conscience. Ce n’est pas de votre faute, nos pseudo-élites vous ont vendu du rêve ou plutôt, comme Morphée, ils vous ont vendu du sommeil, en vous embobinant avec une idée utopique de la démocratie ; comme si cette dernière était la clef pour délivrer notre société du mal. Sans parler fait que la notion du “mal” est relative à chaque idéologie. Pour les membres du FIS, par exemple, c’est nous qui sommes “le mal”.

La démocratie ne devrait pas être une fin en soi, mais un moyen de réaliser un idéal, ou de concrétiser une idéologie. Avez-vous au moins un idéal ?

La démocratie, c’est le dictat de la majorité, comme dirait De Gaule : « la guerre, c’est la démographie ». Vous, les tolérants et modernistes, vous n’êtes qu’une infime minorité en Algérie et vous êtes pratiquement tous Kabyles. Êtes-vous sûrs de pouvoir gagner la bataille démocratique ? Pauvres fous…

Être démocrate, ce n’est pas accepter et valider les opinions des autres ; être démocrate c’est accepter de rentrer dans le jeu de la démocratie, gagner les masses, remporter les élections, et au final imposer à l’autre, de force et par le biais de l’autorité, les opinions du vainqueur. Chose que Ali Belhadj a bien comprise, contrairement aux imbéciles.

Djafar Khenane

 

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