Chronique

Le maire de Barbacha dénigre le MAK et appelle à former un gouvernement provisoire pour destituer celui d’Abdelmadjid Tebboune

KABYLIE (Kabyles.com) —  Sadek Akrour, communiste, maire de la commune de Barbacha, à Vgayet, s’attaque au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) en croyant pouvoir tourner le moulin avec la bénédiction du hirak. Son ennemi juré est désormais : le MAK.

Le maire de la commune de Barbacha se distingue avec son esprit de nationaliste algérien en Kabylie. Il s’incline solennellement devant la dépouille du pervers et sanguinaire Gaïd Salah.

Son enthousiasme effréné a triomphé à Barbacha, mais il veut davantage et, pour obtenir ce qu’il convoite, il se tourne contre Ferhat Mehenni pour gagner la sympathie de ses bourreaux, auxquels il espère rendre visite à El Mouradia, en drainant les Kabyles vers une mort certaine.

Il rend hommage aussi aux services de répression du régime algérien qui ont fauché la vie à plus d’une centaine de Kabyles durant le printemps noir. Ce sont, pour les lui, les enfants du peuple à qui il faut pardonner. Pis, ils peuvent encore assassiner quelques milliers, voire quelques millions de personnes pour entrer in fine à la maison rejoindre leurs familles.

Cet homme sans scrupules, à sa manière, cherche à convertir sa lâcheté en témérité et à transformer sa servitude en asservissement de toute la Kabylie qui elle aspire à son indépendance. Il privilégie une Algérie coloniale en incitant les Kabyles à renoncer à leurs origines et leur terre ancestrale, la Kabylie.

Sadek Akrour, élu du Parti Socialiste des Travailleurs (PST) à la mairie de Barbacha, ose même faire fi de la marche populaire du 16 avril qui a eu lieu à Kherrata. Aujourd’hui, il se pose des questions sur le projet de société des adeptes du hirak après dix mois de manifestations dans la rue. Cette révolution du sourire au sein de laquelle il s’investit depuis le 22 février a abouti à l’élection d’un nouveau président algérien le 12 décembre dernier. Il s’interroge maintenant sur les moyens qui peuvent aboutir à former un gouvernement provisoire qui pourra destituer celui d’Abdelmadjid Tebboune. Il croît que la solution, c’est de dénigrer les militants du MAK et le leader du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, Ferhat Mehenni.

Ainsi, Sadek Akrour tente de projeter sa lâcheté sur les souverainistes kabyles qui refusent toute forme d’aliénation et de servitude et militent pacifiquement dans le cadre d’un droit international qui est celui de l’autodétermination des peuples.

Il n’y a toujours que trop de chiens autour d’un os, dit-on.

Somme toute, en Algérie, ce sont les criminels qui s’emparent depuis toujours du pouvoir, les médiocres servent de béquilles pour maintenir le système en vie. L’Algérie est une proie que les fauves déchiquettent sans aucun état d’âme. Les charognards sont plus nombreux, ils se jettent sur les restes et s’entre-tuent pour des miettes.

 

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Boualem Afir

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