Chronique

Le militant Sofiane Babaci torturé

Le militant Sofiane Babaci aurait été torturé à l’enceinte du commissariat de Laaziv.

Le militant Sofiane BABACI se trouve dans un état critique à la prison de Bordj Menaiel. Il aurait été torturé jusqu’à l’évanouissement.
Interpellé violemment la nuit du mardi 26 novembre pas loin de son domicile à Laaziv dans la wilaya de Boumerdes, par des flics en civil, il a été embarqué de force au commissariat de la ville où il aurait subi les pires sévices. Il a été tabassé par une horde de flics enragés avec des coups portés essentiellement sur le visage. Les bleus sur son visage témoignent de la sauvagerie de l’agression. Il se serait évanoui suite à cette série de coups d’une rare violence. N’ayant pas assouvi leur haine contre un jeune chétif, alors qu’il était évanoui, ils vont utiliser son empreinte pour signer le PV de la garde à vue. C’est dans cet état qu’il fut transporté au commissariat central de Boumerdes pour y être laissé ainsi toute la nuit.
Le lendemain, soit le mercredi 27 novembre, il est présenté devant le procureur et là encore il fait un malaise, mais le procureur l’envoie chez le juge d’instruction sans se soucier de son état de santé. Arrivé devant ce dernier, il l’oblige à signer des documents pour le placer ensuite sous mandat de dépôt.
Pour rappel, Sofiane BABACI est un militant politique. Ceux qui le connaissent peuvent témoigner de sa droiture et de son pacifisme. C’est quelqu’un qui ne peut pas faire de mal même à une mouche.
Il serait le troisième détenu à subir les affres d’une nouvelle Gestapo aux ordres des nouveaux maîtres. Des pratiques qui nous rappellent le sinistre DRS qui a abusé de son pouvoir dans les années 90.
Malgré la dernière résolution du parlement européen sur le respect des droits de l’Homme en Algérie, le pouvoir illégitime en place, continue de faire parler de lui, foulant aux pieds toutes les conventions signées en ce sens.
Après Brahim LAALAMI et Younes REDJAL, c’est au tour de Sofiane BABACI de goûter aux traitements inhumains. C’est ce que réserve visiblement ce pouvoir agonisant à toutes les voix discordantes.
La violence est tout ce qui lui reste comme réponse à la contestation citoyenne grandissante. Les dernières émeutes en Kabylie et la répression qui s’en est suivie, témoigne du désarroi dans lequel patauge les tenants du simulacre d’élection du 12 décembre.
Convaincus de l’impossibilité d’organiser l’élection dans de telles conditions, ils vont redoubler de férocité et feront usage de la violence pour provoquer des émeutes afin d’imposer l’État d’exception.

La vigilance est plus que jamais recommandée. Nous les laissons pas voler notre victoire. La souffrance d’un individu n’est rien devant la souffrance d’un peuple.

Tout en dénonçant cet énième acte de barbarie, nous appelons le peuple à rester éveillé pour déjouer les manœuvres machiavéliques d’un régime cancéreux en phase finale.

Libérez Sofiane BABACI et tous les détenus d’opinion !
À bas la répression!

Maître Kader houali

 

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Kamel

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