Les réactions déterminent les révolutions (XXIV)

Il faut, en premier lieu, que la Constitution soit par vous, d’autorité revisée ; du même coup, Louis Bonaparte prorogé, d’autorité, dans ses pouvoirs.

Cette prorogation ne suffit pas, les élections de 1852 pouvant donner une assemblée démagogique dont le premier acte serait de mettre en accusation le président réélu et ses ministres. Il faut encore que le président, en même temps qu’il sera prorogé par l’Assemblée, la proroge à son tour, et d’autorité.

À ces premiers actes de dictature, les conseils généraux et municipaux, dûment renouvelés, seront priés d’envoyer leur adhésion, à peine de dissolution immédiate, et d’envoi de commissaires.

Il est probable que cette double prorogation du président et de l’Assemblée sera suivie de quelque mouvement : c’est une chance à courir, une bataille à livrer, une victoire, à remporter.

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

Décidez-vous.

Proudhon, Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle, 1851

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