Chronique

Mafia et comédie, le régime algérien cherche un bouc-émissaire  

ALGÉRIE (Kabyles.com) — Presque imperceptiblement, les voix officielles qui encore récemment faisaient des louanges au moribond Bouteflika ont déserté la mangeoire de la honte pour emprunter d’autres sentiers de la mesquinerie. Tout le monde sait que les vrais criminels dirigent l’Algérie depuis 1962 et aujourd’hui, c’est le clown Gaid Salah qui mène la barque.

Gaid Salah est désormais le chef suprême, le parrain de la mafia et le dieu tout-puissant d’une institution militaire et d’un pseudo-pays gangrené par la corruption et les abus de toutes sortes. Les médias et l’appareil judiciaire –juges et procureurs– ont aussi tourné le dos au clan de Bouteflika, pour embarquer telles des prostituées dans cette nouvelle maison close du vice-ministre de la Défense nationale en faisant des mains et des pieds pour imposer une énième fourberie électorale.

Le concept d’honneur n’existe pas dans les rangs de la pègre du régime algérien. Les allégeances imposent les façons de faire et l’appât du gain fait foi de tout. Le peuple subit inlassablement les affres de ce chaos institutionnalisé. La Kabylie sert de bouc-émissaire pour perpétuer la défaillance du régime algérien et la désillusion des autres peuples de l’Algérie.

Les campagnes de désinformation menées par les médias du pouvoir algérien contre le MAK avec la complicité des services de répression et de la justice algérienne démontrent le désarroi de ce système et son désespoir.

Le mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) milite pour l’indépendance de la Kabylie et ses activités se déroulent dans la transparence et la sérénité les plus totales malgré la violence sauvage des services de répression du régime colonial algérien contre les militants pacifiques du MAK dont plusieurs ont été agressés, mutilés, arrêtés et condamnés arbitrairement à de lourdes peines de prison.

L’autodétermination de la Kabylie est un droit international que le pouvoir mafieux algérien tente de diaboliser à travers ses médias de désinformation et ses institutions de justice qui agissent par le téléphone, un modus operandi sur lequel est bâtie la république algérienne démocratique et populaire. Pourtant, ce même droit est ratifié par l’Algérie.

Montrer une meute d’agents des services algériens traînant un jeune – présenté comme étudiant kabyle et membre du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie – qu’on débarque d’un véhicule devant une division de la police judiciaire, sous les projecteurs des caméras de journalistes annonçant sans embarras  des accusations abracadabrantes avant la tenue de la  séance d’interrogatoire de ce pseudo-accusé affirme encore une l’absurdité de ces voyous qui gouvernent l’Algérie ainsi que leurs sous-fifres.

On reproche à cet “individu mystérieux” la volonté du peuple kabyle à se libérer, les fondements et les principes des instances internationales en l’occurrence le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination ! Une aberration.

Enfin, quand la mafia joue la comédie, le spectacle peut dégénérer à tout moment, mais le monde a besoin quand même de ces clowns pour bien se marrer. Le simulacre algérien !

 

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