Militer pour une Kabylie libre et indépendante

Cause juste des braves Kabyles

KABYLIE (Kabyles.com) — Certains Kabyles endoctrinés voient le vrai monde à l’envers. Ils regardent à travers une petite fissure croyant pouvoir découvrir l’univers et comprendre la vie. Ils ont cédé et abdiqué face aux manipulateurs qui les gouvernement, et sans trop d’effort parviennent à les endoctriner en touchant évidemment chez eux des cordes sensibles pour ne pas dire de fausses sensibilités telles que l’unité nationale, territoire indivisible, l’islam religion de l’état, l’arabe langue l’état, et bien d’autres duperies et illusions.

Des Kabyles condamnés depuis 1962 à vivre dans une prison à ciel ouvert tout en croyant qu’ils sont les plus libres sur la planète. Tels des moutons, ils osent se moquer des braves Kabyles qui militent pacifiquement pour un droit naturel et inaliénable, un droit international, l’autodétermination : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce n’est pas difficile de deviner ce que certains aliénés vont léguer à leur progéniture.

Idir n’est plus de ce monde, mais les adeptes de « coronavirus khawa khawa » n’éprouvent aucune honte, aucun respect et aucune retenue vis-à-vis de la famille du défunt tourmentée et chagrinée par la perte d’un être cher.

Idir n’était pas un être parfait, son parcours est connu de tous. Il a été chassé de sa terre natale, la Kabylie, durant 38 ans par un régime sanguinaire, un pouvoir illégitime et un gouvernement fantoche.

Idir a exprimé des opinions mitigées quant à sa position vis-à-vis du projet de l’indépendance de la Kabylie. Il a su quand même défendre l’identité kabyle et la culture de son peuple sur les plateaux de télévision et à travers de multiples entrevues dans lesquelles la Kabylie est mise en avant, un grand défi relevé avec brio.

Il est décédé sans pouvoir réaliser son rêve le plus  cher qui est celui de chanter en Kabylie, sa vraie patrie, avec des artistes de renommée internationale.

Idir a résisté aux manœuvres machiavéliques du pouvoir mafieux algérien, à sa couardise et à sa malice, mais il a succombé comme beaucoup d’autres Kabyles aux sirènes politiques et à l’envie de renouer avec un mythe national incarné par une Algérie chimérique.

Nonobstant, Idir parlait plus de la Kabylie que de cette Algérie fabriquée par la France coloniale. Il défendait publiquement son identité kabyle dans une Algérie arabo-musulmane, tantôt d’une manière boiteuse et confuse tantôt d’une façon brillante et magistrale.

Oui, Idir a eu tort d’avoir courtisé les assassins des enfants de la Kabylie. Il a eu tort de croire aux éloquents discours du pouvoir mafieux algérien qui lui faisait miroiter des promesses juste pour avoir une crédibilité jamais acquise par les voies légales et démocratiques.

Quand bien même, on peut être un grand chanteur, mais un piètre politicien. Seulement, des hommages parviennent des quatre coins du monde à la mémoire du chanteur kabyle Idir.

Que l’âme de mass Hamid repose en paix.

Mes condoléances à ses proches.

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