Chronique

Quand j’aime une femme

J’aime… Quand j’aime une femme, j’ai une drôle de façon de l’aimer. Drôle, c’est bel et bien le mot : drôle pour notre époque… Quand j’aime une femme, surtout lorsque je sais au fond de mes tripes que c’est la bonne, je ne la considère ni comme un meuble, ni comme un objet futile et remplaçable. Je la considère comme étant une partie intégrante et indissociable de mon être. Je l’aime comme j’aime ma mère et mon frère, avec cette même force et intensité avec laquelle j’aimerai notre enfant.

Malgré tout ce qui pourra survenir, j’essayerai toujours de réparer les dégâts ; je comblerai une à une les failles, avec ma propre chair s’il le faut, afin que ce bateau incertain qui nous transporte, jamais ne coule. Je ne suis pas de ceux qui remplacent leur « moitié » dès que les choses tournent mal. Dans l’existence, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. Quand soufflent sur nous des rafales de malheurs, c’est à ce moment qu’il faut s’accrocher solidement, peu importe ce qu’il en coûte. Je suis de ceux qui jurent amour et loyauté pour cette vie et celle d’après…

Une épouse, ce n’est pas un vulgaire chewing-gum qu’on jette une fois son gout sucré évaporé. Ta femme, c’est ta famille, et on ne remplace pas sa famille. Aimer, aimer c’est beau, mais s’aimer, c’est encore plus beau! S’aimer, semer… Mais comment aimer et rester droit dans une époque où la droiture est devenue une tare.

Djafar Khenane

 

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Kamel

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  • Voilà qui est clair, net, beau et réconfortant. Qui a dit que les Kabyles sommes tous irrémédiablement atteints par le mal du mâle arabo-musulman?

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