jeu. Nov 15th, 2018

Si je dois parler objectivement de la Kabylie

Vision objective de la Kabylie.

La Kabylie n’a jamais eu réellement d’existence nationale. Elle n’a jamais été une nation au sens politique du terme. Pour preuve, autant que l’on peut remonter dans l’Histoire, aucun drapeau n’a fédéré le peuple kabyle. La Kabylie n’a jamais connu une unité nationale ; elle n’a jamais eu ni président, ni souverain. Pour cause, le système tribal qui a de tout temps régi les Kabyles. Chaque village était une petite république ; chaque village était souverain. Ce système a causé plusieurs guerres et conflits entre tribus/villages, car c’est un mécanisme qui annihile le sentiment d’une appartenance commune. La discrimination tribale et l’endogamie entre villageois sont encore d’actualité…

Le kabylisme essaye de réhabiliter quelque chose qui n’a existé que dans l’imaginaire collectif. La rhétorique affirmant que ce sont les Français qui ont fait perdre à la Kabylie sa souveraineté n’est que mythe. Avant l’arrivée des « colons français », les Kabyles écrivaient en langue arabe. Ils étaient arabisés, ils étaient dénués de tout repère identitaire. « C’est grâce aux Pères Blancs que j’ai pu découvrir mon identité », ce furent les mots de Matoub Lounès. Au moins lui, il a eu le courage d’assumer. Tous les travaux autour de la question kabyle ont été réalisés par les Français. C’est un fait.

La nation kabyle, c’est un travail de construction et non pas de « réhabilitation ».

Où je veux en venir ? Les mêmes facteurs reproduisent les mêmes résultats. Si on garde le système tribal laissé par nos ancêtres, la nation kabyle ne verra jamais le jour. C’est un système à abolir. Le découpage administratif est également à revoir. Nous devons tuer le villagisme et homogénéiser la Kabylie. Nous devons en finir avec le « nationalisme de la tribu », et nous baser un peu plus sur les communes. Le travail à faire, c’est de politiser et encadrer les jeunes, afin de les préparer à gagner les communes et œuvrer pour l’intérêt de la Kabylie. Même si, peut-être, ils ne pourront pas faire grand-chose, mais ils pourraient sans doute limiter les dégâts et retarder notre extinction.

Ceux qui me diront « il faut boycotter les élections algériennes » , je vous répondrai gentiment : boycottez également les hôpitaux et les passeports algériens dans ce cas.

Encore une fois, les politiciens se foutent de vos gueules. Ils passent leur temps dans des bars parisiens au lieu de réfléchir sérieusement à comment sauver la Kabylie. Eux, ils ne veulent qu’une seule chose : gouverner. Ils jouent les perturbateurs, ils essayent de déstabiliser afin de négocier des intérêts. Jusqu’à aujourd’hui, ils ne vous ont présenté aucun vrai projet. Ne soyez pas dupes.

Djafar Khenane

 

1 thought on “Si je dois parler objectivement de la Kabylie

  1. Kul tadart wahdes tagduda (il faut écouter la chanson) de Mass Ferhat. Si votre analyse va dans le sens que le GPK veut gouverner, son président dans lequel vous avez repris sa chanson intégralement dans votre analyse ne cherche pas la gouvernance. Vive la kabylie unie libre et indépendante. Yakhi le désespéré.

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