Documents historiques

Situation de l’Algérie en 1847

Vous allez me dire que « ce n’est pas le moment » mais puisque tout le monde parle de séparatisme, il me semble indispensable de partager des documents historiques pour faire connaître l’histoire réelle des Kabyles.

Dans ce mémoire, publié en 1847, sont citées les villes qui constituent le pays appelé Algérie. Vous constaterez que la Kabylie n’est pas du tout citée car elle était indépendante !

Je vous laisse lire le texte et je mets aussi la page du mémoire dont il est question. J’ai gardé l’orthographe des villes utilisée par les auteurs de ce mémoire qui était destiné au roi.

« Depuis que l’heureuse saisie de tout le territoire de la vieille régence a jugé la querelle de l’occupation restreinte et de l’occu­pation complète, notre domination y est assurée par trois lignes militaires. La première est celle du littoral ; la seconde celle de l’intérieur ou du Tell ; la troisième longe le désert ou le Sahara.

Le système d’occupation intéresse trop directement la coloni­sation dont il garantit la sécurité pour que nous déclinions notre compétence.

Quand l’histoire ne nous enseignerait pas que la véritable ligne de domination du pays est celle de l’intérieur, un coup d’œil sur la carte nous montrerait le nord et le sud commandés par la ligne centrale qui, de Lalla Maghrnia à Guelma , relie entre eux Tlemcen , Mascara, Milianah , Médéah , Sour-Goszlan ou d’Au-male, Setif et Constantine. C’est sur cette ligne qu’une ordon­nance ministérielle a prescrit de transférer le quartier général de chacune des trois divisions de l’armée d’Afrique. Nous croyons interpréter les intentions de cette ordonnance en présumant que, tôt ou tard, nos forces militaires seront échelonnées sur cette ligne qui offre plus d’une lacune, d’après le système le plus conforme à la sûreté générale.

La troisième ligne ne se compose que de quelques postes-magasins: ce sont Zehdou , Tiaret, Teniet-el-had, Boghar et Biskara. Il serait plus facile encore de signaler, entre les postes d’occupation ou de surveillance de cette ligne, de larges et fré­quentes brèches à remplir.

Quoi qu’il en soit, le plan de domination du pays nous parait bien assis ; il s’agit de le compléter, et de ne plus laisser de solu­tions de continuité dans la ceinture de nos établissements coloniaux. »